🇫🇷 Voter est un devoir civique — et un devoir de se renseigner soi-même
Dans une démocratie, votre opinion vous appartient. Mais elle se construit — elle ne s'impose pas.
Recevoir une information de manière orientée — via un réseau social, un média partial, ou même un proche convaincu — influence votre avis avant même que vous ayez eu le temps de le former vous-même. C'est un phénomène documenté en psychologie : la première version d'un fait que nous entendons colore durablement notre jugement. L'amorçage cognitif et les biais de confirmation font le reste.
Ce test présente chaque position de manière équilibrée, sans jugement et sans orientation. Il ne vous dit pas pour qui voter. Il vous aide à comprendre les programmes et à identifier vos propres convictions.
La République française repose sur des valeurs fondamentales : Liberté, Égalité, Fraternité. La démocratie représentative n'a de sens que si chacun participe. S'abstenir, c'est laisser les autres décider à votre place. Voter sans se renseigner, c'est déléguer son jugement à ceux qui ont parlé le plus fort.
Ce test est un premier pas. Lisez plusieurs sources, confrontez les arguments, questionnez les certitudes. Le travail de citoyen commence avant le bureau de vote.
Les 62 questions couvrent les grands axes programmatiques — les positions sur lesquelles les candidats se distinguent clairement et qui sont bien documentées. Mais les programmes présidentiels font en moyenne 80 à 150 pages chacun. Une couverture vraiment exhaustive représenterait plutôt 150 à 200 questions.
Ce choix éditorial vise l'équilibre entre exhaustivité et faisabilité pour l'utilisateur. Deux raisons pratiques expliquent la limite :
- Abandon : Au-delà de 45 minutes, le taux de complétion chute fortement. 62 questions prennent déjà environ 20 minutes — ajouter davantage réduirait le nombre de personnes qui vont au bout, et donc l'utilité du test.
- Encodage : Chaque question nécessite d'encoder les positions de tous les candidats, de les sourcer individuellement et de les relire de façon contradictoire. 200 questions × 12 candidats = 2 400 positions à documenter et vérifier — un travail considérable.
Ce qui n'est pas couvert comprend notamment : la fiscalité sectorielle fine, la politique étrangère détaillée, la réforme pénale de fond, la politique numérique avancée (IA, souveraineté des données), la santé mentale, l'enseignement supérieur, ou le financement des partis. Ce test est un point de départ, pas un panorama exhaustif.
Deux effets de bord sont inhérents à l'algorithme. Ils ne constituent pas des bugs — mais il est utile de les connaître si vous souhaitez interpréter finement les résultats.
0Lorsqu'un candidat n'a pas de position claire sur un sujet (encodé à 0), sa compatibilité avec un utilisateur votant +2 (Totalement d'accord) est mécaniquement de 50 % : 1 − |2 − 0| / 4 = 0,50.
L'effet : Un candidat aux positions floues ou centristes (beaucoup de 0) obtiendra une compatibilité d'environ 50 % avec tout le monde — ni très proche ni très éloigné. Cela favorise légèrement les candidats aux programmes vagues sur les sujets clivants.
Sur le Filtre Décisif : Le critère d'élimination est (vote > 0 ET position < 0) OU (vote < 0 ET position > 0). Un candidat à 0 survit à toute ligne rouge sur ce sujet — son absence de position n'est pas une opposition. C'est logique, mais cela signifie que les positions non tranchées protègent du filtre.
Répondre "Sans opinion" assigne la valeur 0 à votre vote, ce qui tire le score vers 50 % sur cette question. Si vous ne connaissez pas un sujet, utilisez ❓ Je ne connais pas ce sujet — la question est alors totalement exclue du calcul, sans biaiser le résultat.
La position de l'utilisateur sur la boussole est calculée dynamiquement à partir de ses réponses (somme pondérée sur les axes gauche/droite et progressiste/conservateur). En revanche, la position des candidats sur la boussole est codée en dur, c'est une estimation.
Cela signifie que si l'on calculait la position d'un candidat en passant ses réponses encodées dans le même algorithme, elle ne correspondrait pas nécessairement exactement aux coordonnées affichées. C'est une pratique standard — les politologues placent généralement les partis de façon absolue sur ces axes — mais la boussole doit être lue comme une représentation orientée, non comme un résultat de calcul pur.